PAUILLAC

 

Le nom de la ville viendrait du nom latin " Paulus actium " (domaine de Paul).

 ArmesLe blason de Pauillac :  De gueules à la nef de trois mâts pavillonnés d'argent voguant sur une mer du même.

Pauillac est une ville située sur la rive gauche de l'estuaire de la Gironde dans le médoc et se situe à 50 km au nord de Bordeaux.

Elle est le chef-lieu du canton, ses habitants sont appelés les Pauillacais et les Pauillacaises. La grande ville la plus proche est Saint-Médard-en-Jalles dont elle se situe à 34 km au Nord-Ouest.

Un peu d'histoire : 

En 1777 le marquis de La Fayette appareilla de Pauillac afin de joindre les Amériques, en passant par l'Espagne, pour secourir le peuple américain pendant la guerre d'indépendance américaine. Une stèle en bronze représentant son vaisseau "La Victoire" est érigée au bord du port de la ville, sur l'Esplanade de La Fayette.

Pauillac a été un grand site industriel au début du 20ème siècle : il y avait la raffinerie Jupiter avant la guerre, puis la Shell..


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                                                        merci à http://patrimoine-de-france.com

En 1931,cette raffinerie de pétrole est construite sur l'emplacement d'un entrepôt pétrolier datant de 1923.

La raffinerie comprend les unités de fabrication, les réservoirs et une cité ouvrière. Des agrandissements importants sont réalisés en 1938. Détruite en 1944, l'usine est reconstruite en 1947 puis en 1952. 

Entre 1968 et 1970, la raffinerie est rasée pour être reconstruite avec de nouveaux bureaux. L'activité de raffinage est arrêté en 1985. Le site ne conserve que sa fonction de stockage pour la Sté Shell .

 

shell-pauillac-aujourd-hui-1.jpg                                                                      USINE SHELL DE PAUILLAC

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Il peut accueillir jusqu'à 150 pétroliers par an. Toutes les installations de raffinage ont été détruites en 1988.En 1934, l'usine traite 450 000 tonnes de pétrole par an. En 1952, la capacité de raffinage est portée à 1 million de tonnes par an : l'usine est spécialisée dans les bitumes et les cut backs, dont elle fournit tout le Sud-Ouest.Cité ouvrière de 50 maisons avec jardins, piscine, tennis et terrains de sport. Cantine, centres social et culturel avec organisation de colonies de vacances : tous ces éléments furent détruits en 1988. 1970 : 300 personnes, 350 en 1985, et 38 salariés en 1990.(http://patrimoine-de-france.com)


Il y avait à Pauillac des hauts fourneaux :

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vue-generale-des-hauts-fourneaux-pres-les-appontements-pauillac-1.jpg

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Pauillac en ce temps là est une gare de transbordement. Un appontement couvert de rails permet le passage direct du navire au wagon.

Quelques usines ont pris possession des grands espaces vides qu'offrent les prairies riveraines..

La principale est celle des hauts fourneaux qui consomme 100 000 tonnes, la moitié des arrivages destinés à l'appontement. Il n'y a rien là toutefois qui ressemble ou doive jamais aboutir à la création d'une ville industrielle..

Devant les hauts fourneaux, isolés dans la campagne, des troupeaux errent à travers champs. Pauillac n'a aucune vie propre. Il constitue un complément utile d'outillage, dont Bordeaux si souvent encombré, se passerait difficilement .

Les navires d'un fort tirant d'eau ont intérêt à y livrer directement les marchandises aux wagons. Ils utilisent comme fret de retour les poteaux de mines venant des Landes par le chemin de fer du médoc.

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 la Sedam à Pauillac fabriquait des naviplanes dont un des plus gros du monde, le N 500.

Voici ce que j'ai pu trouver à ce sujet (http://estuairegironde.net) :

Dans les années 1970, les Blayais pouvaient voir sur l'estuaire un curieux engin allant à plus de 100 km/heure et flottant à dix centimètres au-dessus de l'eau. C'est un aéroglisseur muni de deux turbines de 1500 CV entraînant chacune deux ventilateurs (2,20 m) et une hélice propulsive de 3,50 m.

Ce véhicule est conçu Jean Bertin, ingénieur de l'aéronotique, doté d'un esprit inventif hors du commun.

En 1957, ses travaux l'amènent à s'intéresser à la technique du coussin d'air, il élabore alors des concepts nouveaux et réalise des véhicules terrestres (aéroglisseur et aérotrain) puis maritimes : le Naviplane.

En 1965 il crée la SEDAM (Société d'Etudes et de Développement des Aéroglisseurs Marins). En 1967 et 1968 il entreprend la construction de deux aéroglisseurs N300 longs de 24 mètres, larges de 11 mètres et pesant 30 tonnes.

Alors que le premier, "Baie-des-Anges", est destiné à transporter du fret, le second, "La Croisette" est prévu pour le transport des passagers.

 

Naviplane N500 

Maquette du Naviplane N500 construit à Pauillac par la SEDAM en 1977.


En mai 1971 le département de la Gironde achète le Baie-des-Anges pour assurer la traversée de l'estuaire.

Après transformation, c'est finalement une version mixte, passagers et fret, qui est mise en service à partir de l'été 1972.

Cet appareil est utilisé comme bac entre les communes de Blaye, Lamarque et Pauillac. Il peut alors transporter 38 personnes et 4 voitures rangées sur une rangée unique dans l'axe du naviplane, les passagers étant installés de part et d'autre.


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Fin 1975 il cesse son activité : plus de 4 000 heures de service et 20 000 traversées sont portée à son actif.

A la même époque, la SEDAM s'installe à Pauillac et J.Bertin décède.

Les études d'un gros modèle, le N5OO (maquette ci-dessus) sont poursuivies sur le site et on construit des maquettes navigantes.
Sur fond de graves difficultés financières et de période "post-choc pétrolier" deux exemplaires sont réalisés.

Le premier, le "Côte d'Argent" est essayé pour la première fois sur la Gironde le 19 avril 1977.

Cette première sortie dure deux heures, il atteint une vitesse de 40-45 noeuds.

Avec une longueur de 50 mètres, une largeur de 23 mètres et une  Cette première sortie dure 2 heures et lui permet d’atteindre une vitesse
stabilisée de 40-45 nœuds. Avec une longueur de 50 mètres, une largeur de 23 mètres et une masse en charge de 250 tonnes, le N 500 fut le plus grand aéroglisseur du monde.

Il se déplace à 70 noeuds, soit environ 130 km/h ce naviplane avait une capacité de 400 passagers et une quarantaine de véhicules.

 

Mais le 3 mai 1977, dans les ateliers de Pauillac, l’explosion d’une lampe est à l’origine d’un incendie qui détruit totalement le naviplane.

L'équipe de montage de Pauillac a été licenciée fin 1977, juste après le départ pour Boulogne du deuxième N500, Ingénieur Jean Bertin.

La SEDAM privée de commandes disparaît en 1982.




naviplane-cote-d-argent.jpg                                                                        LE NAVIPLANE LE COTE D'ARGENT


Pendant la seconde guerre mondiale, Pauillac devint une ville de garnison, la raffinerie étant occupée.

Des garnisons étaient ainsi logées dans les anciens garages Moreau.Il y avait également une batterie anti-aérienne à câgnon. 

Le 5 aout 1944, la météo est clémente, 288 Lancaster du RAF Bomber Command visent les dépôts de carburant allemands de Bec-d'Ambes et de Pauillac.

Le nord de Pauillac, côté port, est  entièrement détruit ..

De nombreuses victimes civiles furent ainsi à déplorer. (http://www.ffi33.org/Bombardements/050844.htm

 

"La Mailleraye" est saisi en juillet 1940 par les allemands à Bordeaux et est coulé le 5 aout 1944 à Pauillac par ce bombardement aérien allié.

 

 

 

Le port de Pauillac dépend du port autonome de Bordeaux et accueille un terminal pétrolier.

C'est ici qu'arrivent les pièces de l'Airbus A380 sur le bateau "Ville de Bordeaux", elles continuent leur route sur la barge Breuil.(photo ci-dessous)

                          LA STELE LA FAYETTE

Fichier:Stèle Lafayette (Pauillac).jpg

http://fr.wikipedia.org



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